Interview d’une étudiante : Céline
Quel est votre parcours initial ?
Mon parcours est très atypique. Il a commencé par une formation sur les marchés de capitaux (Ecole de Commerce suivie par un DESS Back Office et en Gestion de Trésorerie) à la suite de laquelle j’ai travaillé en tant que trésorière chez Yoplait, puis en tant que gestionnaire Back Office dans des grands établissements bancaires français pour finir en tant que consultante en gestion de trésorerie pour une entreprise créatrice de logiciels financiers. Je suis ensuite partie vivre 10 ans en Californie, période durant laquelle j’ai arrêté de travailler pour m’occuper de mes deux enfants. Là-bas, j’ai eu la chance de rencontrer une professeur de danse qui m’a demandé de faire partie de sa compagnie, un rêve devenu réalité ! Il y a 3 ans, il était temps pour moi de tourner cette page dansante (tout du moins au niveau semi-professionnel). La période qui a suivi a été pleine de doute et d’essais : j’ai donné des cours de cuisine alternative, j’ai pris des cours dans l’événementiel, autant de sujets variés qui me passionnent mais qui ne suffisaient pas à eux seuls à mon épanouissement.
Pourquoi avez vous décidé de suivre une formation à distance en photographie chez Nicéphore ?
Une passion restait en suspens depuis mon adolescence : la photographie ! Je me suis enfin laissé la chance d’assouvir cette passion. Que ce cours m’amène à une reconversion professionnelle ou pas, ce n’est pas ce qui a guidé mon choix initialement (même si après une année de cours, je me vois de plus en plus en faire mon métier…). Je veux avant tout assouvir ce désir qui m’anime quand je suis derrière mon appareil photo, apprendre des choses qui me font vibrer, approfondir mes connaissances techniques, aller au delà de mes limites, réaliser des clichés imposés par des critères techniques qui me forcent à aller au delà de ma zone de confort. Suivre des cours le week-end (un atelier de temps en temps) ne me suffisait plus. J’avais besoin de régularité et aussi de conseils et avis d’un professeur me permettant d’avancer sérieusement.
De quelle façon organisez vous votre travail à distance ?
Je n’ai pas vraiment de planning établi, je travaille un peu tous les jours mais chaque jour est différent. Le dimanche, je me crée un programme de travail pour la semaine en fonction des autres impératifs que j’ai. Je m’adapte au rythme familial, aux besoins du moment. Certaines périodes de l’année sont également plus intenses car je chante dans deux chorales et chante/danse dans une comédie musicale. Donc à l’approche des spectacles, je jongle entre les répétitions de plus en plus fréquentes et généralement à ces périodes, je mets un peu les cours photos en “hibernation” !
Que vous a apporté jusqu’ici cette formation ?
La formation m’a permis de réfléchir à une démarche de création de série et d’histoire. Jusqu’à présent, je pensais image unique. Désormais, je pense série, unité, histoire, atmosphère, homogénéité. Les remarques constructives de Delphine, ma formatrice, me donnent un cadre dans lequel développer ma signature personnelle et mon style. Ce cours m’a permis de comprendre les images, de mettre le doigt sur ce qui me plaît dans un cliché ou sur ce qui me déplaît d’ailleurs ! Et surtout ce cours me pousse dans mes derniers retranchements. Qu’elle n’a pas été ma stupéfaction lorsque j’ai ouvert le deuxième classeur et que j’ai découvert qu’il allait falloir créer ma propre camera obscura !!! Il m’a fallu un mois pour me prendre en main avant de créer cet objectif. Pour finir, j’ai adoré ce projet, de la création de l’objectif à la réalisation des clichés.
Quelles difficultés avez vous rencontré lors de ce parcours de formation ?
Trouver de l’inspiration ! Et une fois cette inspiration trouvée, une de mes plus grandes difficultés est de rendre un projet cohérent. J’ai tendance (de moins en moins heureusement !) à voir les photos comme des clichés individuels. Je m’efforce donc à réfléchir à des séries cohérentes et homogènes. Une autre de mes grandes difficultés est de comprendre certains chapitres très techniques (j’ai encore en mémoire celui sur les caractéristiques techniques des lentilles qui utilisaient des termes comme “point nodal de l’objet”, ou “rayon lumineux incident non dévié”). Disons que je suis très fière d’en être arrivée à bout.
En avez vous fait part à votre formateur et a t il pu vous apporter son aide ?
En ce qui concerne l’inspiration, j’essaye toujours de trouver seule mes sujets (même si Delphine me donne des bonnes pistes de réflexion). Même si ce processus est difficile, je trouve très gratifiant et important de trouver mes idées moi-même. En fait, je me rends compte en répondant à cette interview, que je demande rarement des conseils à ma formatrice. Lorsque j’éprouve des difficultés, je fais énormément de recherches sur internet, je lis des articles complémentaires au cours, je me documente. C’est certainement là mon côté autoditacte qui ressort. En revanche, Delphine est toujours là pour me motiver lorsque ma confiance est au plus bas.
Pourriez vous nous citer un photographe ou un style d’image qui vous inspire particulièrement ?
Je commencerai par citer Robert Doisneau car ses clichés ont recouvert les murs de ma chambre d’adolescente. Dans des styles très différents, je suis très attirée par les effets d’ombres et de lumières de Fernand Fonssagrive. Il fait en sorte d’accentuer la pose du modèle pour faire sortir l’ondulation des formes féminines. Je suis également très fan du travail de Rui Vega et de l’ambiance qui se dégage de ses photos : silhouettes en contre jour dans des environnements urbains, clichés très graphiques intégrant beaucoup de jeux d’ombre et de lumière. J’adore Nick Brandt et ses célèbres portraits animaliers à la proximité incroyable. Dans un tout autre registre mais qui me tient particulièrement à cœur, Alexander Yakovlev, photographe spécialisé dans la photographie de danse en studio, qui arrive grâce à sa maîtrise de la vitesse et de la composition, à véhiculer une sensation de puissance et de sérénité aux danseurs de ballet.
Quel travail du premier classeur vous a le plus plu et pourquoi ?
Après un départ (et un milieu…) chaotique et un long projet qui a duré quasiment un mois, je dois dire que c’est à travers le travail 4, où l’on doit mettre une couleur et une seule en valeur à l’heure bleue que j’ai pris le plus de plaisir et à travers lequel j’ai le plus repoussé mes limites. J’ai appris tellement tant au niveau technique de la photo que de la patience à acquérir en tant que photographe. Et pourtant, j’ai détesté ce projet ! Apprendre à prendre sur soi lorsqu’on s’est levé (et que l’on a fait lever une amie pour la réalisation des clichés) à 4h30, qu’on ouvre ses volets, qu’on se rend compte qu’il pleut à verse et qu’on ne tirera rien de cette journée car « l’heure bleue » est …grise. Mais au final, j’ai adoré les ambiances poétiques et mystérieuses qui se dégageaient de ces clichés pris à cette heure « entre chien et loup ».
Après cette formation avez vous une idée du domaine dans lequel vous souhaiteriez exercer en tant que photographe ?
J’ai débuté ce cours avec l’idée précise de pouvoir photographier deux de mes passions : une très statique qui est la création culinaire et une très en mouvement, la danse ! Quand je parle de grand écart… ! Cependant, un an après avoir commencé le cours, je me rends compte que, comme dans tout dans ma vie, je n’aime pas me contenter d’un domaine, j’aime explorer et varier les plaisirs. Alors, je crois que j’irai également tâter d’autres domaines qui me procurent du plaisir comme notamment le portrait.
Un mot pour les futurs élèves qui hésiteraient à se lancer dans notre formation à distance en photographie ?
J’adore cette formation car elle me permet de travailler tous les domaines de la photographie en profondeur tout en pouvant gérer mon emploi du temps comme je l’entends ! Travailler à son rythme est pour moi un des atouts indéniables de cette formation.